COLERE DES FRANÇAIS : Les 3 vérités de la directrice de l’IFRAP, «Notre fiscalité est antifamille, antipropriété, antitravail ». Des années d’argumentation dans son livre choc « Arrêtez de nous taxer ».

La présidente de l'IFRAP

Dans son dernier essai, Arrêtez de nous taxer ! (Éditions de l’Observatoire***), la directrice générale de l’Ifrap dénonce la folie fiscale française et les velléités de ceux qui, à la veille de l’élection présidentielle de 2027, voudraient taxer encore un peu plus les Français. Présentation par Ghislain de Montalembert, pour Le Figaro Magazine (Publié le 17/10/2026) et lien d’achat du livre.

La présidente de l'IFRAP

(Photo : Agnès Verdier-Molinié. Eric Garault / Eric Garault pour le Figaro magazine)

En France, tout est fiscal. La naissance est fiscale, le premier boulot est fiscal, le mariage est fiscal, monter sa boîte est fiscal, le premier enfant est fiscal, le troisième encore plus, la mort est fiscale. La fiscalité imprègne nos vies de citoyens plus que partout ailleurs en Europe. Et quand on en est à vouloir taxer les tickets resto, l’assurance-vie et les bijoux de la grand-mère, c’est que la situation est hors de contrôle. Entre 2017 et 2025, le nombre de mots dans le code général des impôts a augmenté de 15 %.

Les Français n’en peuvent plus. 59 % d’entre eux préféreraient diminuer le niveau des impôts et des prélèvements, quitte à réduire les prestations fournies par les services publics, selon le baromètre de l’Institut Paul-Delouvrier (2025-2026). Ce chiffre a progressé de 7 points en un an (il était à 52 % en 2024).

La France peut-elle tenir encore longtemps ?

de Agnès Verdier-Molinié (Auteur) Format : Format Kindle

Agnès Verdier-Molinié est directrice de la Fondation iFRAP, think-tank indépendant qui évalue les politiques publiques. Les travaux de la Fondation sont suivis de près par le Parlement et certains ministres. Elle a publié plusieurs best-sellers dont 60 milliards d’économie ! et On va dans le mur…

Les propositions de la Fondation IFRAP

  1. Rejoindre les deux initiatives sans délai. L’Alliance ARBB est un réseau informel, sans coût budgétaire ni transfert de souveraineté : son adhésion relève d’une simple décision politique. La France doit également soutenir l’« année européenne de la mise en œuvre et de la consolidation » proposée par les treize, et demander son association à RegWatchEurope.
  2. Créer une autorité indépendante de contrôle de la norme. Sur le modèle du NKR allemand ou de l’ATR néerlandais, en élargissant le CNEN à l’ensemble des textes (entreprises, citoyens, collectivités et administrations) avec saisine obligatoire avant publication, avis publics et mécanisme de « conformité ou explication » (comply or explain). Son mandat devrait inclure l’examen des projets d’actes européens en cours de négociation, comme le font l’ATR et le Regelrådet suédois.
  3. Remplacer le « un pour deux » par une cible de réduction nette en euros. L’arithmétique des textes n’a aucun sens : un décret peut contenir une règle ou mille. Il faut une cible pluriannuelle de réduction des charges, mesurée selon le modèle des coûts standard, alignée sur l’objectif européen de 25 % à l’horizon 2030, avec publication annuelle du solde par ministère et intégration explicite des coûts issus du droit de l’Union — comme l’Allemagne l’a fait au 1er janvier 2026.
  4. Rendre opposable une doctrine de transposition « au strict nécessaire ». Tout écart au texte européen devrait être identifié, chiffré et justifié dans l’étude d’impact, accompagné d’une comparaison avec les choix de transposition des principaux partenaires (neighbour check), méthode déjà pratiquée par le forum danois. Le principe de « transposition rapide et simple, évitant la surtransposition » figure noir sur blanc dans la déclaration du 21 septembre : la France gagnerait à s’y engager formellement.
  5. Compter la charge des administrations en sus de celles des collectivités. Les dispositifs européens restent très majoritairement centrés sur les entreprises ; l’Allemagne a étendu le sien aux citoyens et aux administrations publiques en 2025. La charge normative pesant sur les collectivités et les services de l’État, première source d’inefficience de la dépense publique, doit entrer dans le périmètre de mesure.

Conclusion de l’IFRAP:

La France a produit depuis quinze ans un volume considérable de discours, de circulaires, de comités et de lois de simplification, pour un résultat nul sur le stock et une absence totale de contrôle indépendant. Ses partenaires, eux, viennent de faire le choix inverse : moins de proclamations, davantage de mesure, de comparaison et de pression par les pairs. Qu’un pays qui se plaint plus que tout autre de la norme européenne soit le seul grand État membre absent des deux coalitions destinées à la discipliner n’est pas seulement paradoxal. C’est un renoncement à peser sur des règles qui s’appliqueront de toute façon à nos entreprises. Le Conseil de l’Union publie chaque année un recensement des initiatives nationales de réduction des charges[25] : il est encore temps que la France y figure pour autre chose que ses intentions.

Sources : Institut IFRAP

https://www.ifrap.org/europe-et-international/9-francais-sur-10-pour-moins-de-normes 

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ApprofonLire.fr

REFERENCES cités par l’IFRAP:

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