Choc Covid: La présentation du livre « Des soignants très patients » arrive dans un climat d’épuisement des soignants et l’espoir d’un vaccin.

C’est pour célébrer les valeurs qui animent au quotidien l’ensemble des équipes du groupe privé Elsan que ce livre « Des soignants très patients » (Edition Bayard Service), a vu le jour. Des témoignages marquants d’experts-médicaux et de leurs équipes durant deux ans ont été captés par les auteurs, Denis Chauchat avec sa fille Tiphaine Chauchat. Ils ont mené l’enquête dans dix cliniques de France** à Nantes, Angoulême, Valencienne, Avignon, Marseille, Bordeaux, Metz, Caen, Narbonne et Paris. Un livre hommage du corps médical qui fait du bien dans le climat d’angoisse actuel et offre un regard différents sur les relations qui se nouent entre les soignants et les patients.

de de Denis Chauchat, Tiphaine Chauchat (Bayard Service Edition

Tous au balcon, soutenons nos soignants ! C’était dans un élan populaire et spontané d’applaudissements en avril dernier, peu après l’annonce du premier confinement que les français ont manifesté leur soutien au corps médical. Jamais les soignants n’ont eu autant de reconnaissance. C’est dans ce contre-choc du Covid-19 avec le reconfinement récent qu’apparait ce livre-enquête, Des soignants très patients, à la fois apaisant par cette enquête du milieu hospitalier privé et dérangeant par le contexte sanitaire d’épuisement des soignants du secteur public .

Apaisant, car les auteurs, Denis et Tiphaine Chauchat n’ont pas limité leur énergie sur deux années d’enquête pour s’introduire dans les blocs-opératoires et autres salles de garde…des établissements privés du groupe Elsan. Fort de 25 000 collaborateurs et 6500 médecins au service des soins de plus de 2 millions de patients chaque année. Le groupe a laissé carte blanche à deux auteurs affutés de l’écrit et de l’image. Denis Chauchat , ex concepteur-rédacteur de pub et enseignant en communication au Celsa avec sa fille Tiphaine Chauchat qui a débuté sa carrière comme directrice littéraire pour le cinéma. Pouvoir enquêter ainsi au sein de cliniques privées du groupe est une autre originalité de ce livre tonique et truffés de témoignages saisissants de l’avant-Covid, vus et vécus des deux côtés du « lit hospitalier ».

Des soignants très patients dessine une culture. Il raconte des métiers de hautes compétences où l’humain est au service de l’humain : des personnes, de leur maladie et de leur guérison. Ecrits avant la pandémie, ces reportages montrent que la confiance, la solidarité, le respect et l’attention à l’autre décrivent aussi l’extraordinaire du quotidien du soin. »

Après de longues heures passées au sein des établissements de santé, les auteurs ont pu observer une profonde humanité dans les relations entre les soignants et des femmes et des hommes souvent exposés à la souffrance et, à d’autres moments, à la joie, lorsque l’enfant paraît, notamment.

De la maternité aux soins palliatifs, en passant par la prise en charge de la douleur ou les urgences, chaque chapitre s’attache à retranscrire de véritables histoires humaines instructives et riches en émotions. Véritable hommage à la relation soignants-patients et entre soignants, « Des soignants très patients » sort en librairie le 18 novembreIl est déjà disponible à la commande chez tous les libraires (en click & collect) et en e-book. Les bénéfices liés à la vente du livre seront consacrés au développement des soins palliatifs.

Commander ou acheter le livre « Des soignants très patients » :

CULTURA:

https://www.cultura.com/des-soignants-tres-patients-9782374140933.html

LA LIBRAIRIE:

https://www.lalibrairie.com/livres/des-soignants-tres-patients_0-6952151_9782374140933.html

 

** Les 10 équipes médicales ayant contribué à un chapitre du livre :

– Les urgences : Dr Chhuy, urgentiste et son équipe à la Clinique de l’Estrée à Stains

– L’ambulatoire : Dr Bénichou, anesthésiste-réanimateur et l’équipe du Centre Clinical à Angoulême

– La main (chirurgie de la main) : Dr Ledoux, chirurgien-orthopédiste, spécialiste de la main, et son équipe à Polyclinique du Parc à Saint-Saulve à Valenciennes-         La douleur : Dr d’Ans, anesthésiste-réanimateur et algologue, spécialiste de la douleur et son équipe à la Polyclinique du Parc à Caen

– L’endométriose : Dr Donnez et Dr Estrade, tous deux gynécologues-obstétriciens spécialistes de l’endométriose à la Polyclinique Urbain V à Avignon et à la Clinique Bouchard à Marseille, avec leurs équipes 

– Le sein (prise en charge du cancer du sein) : Dr Pelissier, gynécologue obstétricien et son équipe à l’Hôpital-Clinique Claude Bernard à Metz

– Le cœur (chirurgie cardiaque) : Dr Elia, chirurgien cardiaque et son équipe à la Clinique Saint Augustin à Bordeaux-

Les soins palliatifs : Dr Fourcade, médecin en soins palliatifs et son équipe à la Polyclinique du Languedoc à Narbonne

– La naissance : Dr Garnier, gynécologue-obstétricien et son équipe à Santé Atlantique à Nantes.

 

Le contexte d’épuisement des soignants dans la crise sanitaire.

En octobre, l’Ordre national des infirmiers menait une consultation pour sonder le moral des troupes : 37% estimaient que la crise sanitaire « leur a(vait) donné l’envie de changer de métier » et 43% ne savaient pas s’ils et elles feraient toujours ce métier dans 5 ans. À titre de comparaison, en 2018, ils n’étaient “que” 21,64% à envisager très souvent de cesser définitivement leur métier (31,41% y songeaient quelques fois).

Des chiffres qui ne surprennent pas Patrick Chamboredon, président de l’Ordre : « Du fait d’une tension sur les effectifs, du rattrapage des déprogrammations à la fin du déconfinement, la charge de travail s’est aggravée ou s’est maintenue constante pendant cette période. Ce ras-le-bol se voit dans l’enquête que nous avons menée. » Pierre Schwob, représentant du Collectif Inter Urgences, abonde et l’assure : « Entre les deux vagues, il y a eu une fuite. Beaucoup de professionnels sont partis. »

En septembre, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI CFE-CGC) signalait 34 000 postes d’infirmier·ère·s vacants contre 7 500 en juin. La Fédération hospitalière de France a quant à elle signalé une légère hausse des départs chez les infirmier.ère.s, 6102 entre janvier et septembre, toutes raisons confondues (retraites, démissions, fins de contrat), sans toutefois la mettre sur le compte de la situation sanitaire actuelle.

Suite de l’enquête parue dans Welcome to the Jungle:

https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/soignants-epuises-reconversion

Jérôme Robert pour ApprofonLire

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